La couverture du dernier numéro de VRI m’a fait penser à ce magnifique film sud-coréen de Kim Ki-duk : printemps, été, automne, hiver... et printemps. L’histoire de ce film est la suivante : un maître zen et son disciple vivent au coeur d’un temple bouddhiste en bois : au fil des saisons, leurs sentiments évoluent...
Effectivement, au fil des saisons, je crains que les sentiments des rémois n’évoluent également !!! Loin de moi l’idée de dire que tout était bien "avant" le 16 mars et que tout est mauvais depuis. En tant qu’élu de la "minorité municipale", je me suis engagé à agir au sein d’une opposition "vigilante, ouverte et constructive". Malheureusement, je suis dans l’obligation de constater que les premières actions de Mme Hazan et de son équipe ne me semblent pas aller dans le bon sens.
Premier exemple : la gratuité du Parc de Champagne était certes une promesse de campagne, mais la rapidité de sa mise en Å“uvre sans consultation et sans discussion avec l’ensemble des partenaires (élus, personnel, associations, entreprises,...) ne me semble pas aller dans le sens du dialogue prôné par Mme Hazan.

Deuxième exemple : l’augmentation des indemnités des élus (+35% pour les adjoints) dans un contexte de restriction budgétaire est une décision surprennante et choquante. Ceux qui les premiers (et à juste titre) avaient critiqué Nicolas Sarkozy lorsqu’il a augmenté l’année dernière "son salaire" font exactement la même chose une fois élus à la Mairie de Reims. Madame Hazan tente de se justifier en expliquant qu’ils n’ont pas encore atteint le "plafond" de la rémunération possible (ça aurait donc pu être "encore pire" !!!) et qu’elle a demandé à ses adjoints de se mettre à mi-temps (je me demande d’ailleurs comment vont se mettre à mi-temps ceux qui cumulent un poste d’adjoint avec un autre mandat local ou une retraite...). Notons au passage que ce dernier point est assez désobligeant par rapport à la précédente municipalité, dont la plupart des adjoints étaient bien plus qu’à mi-temps à la Mairie et ont été également obligés de faire des choix par rapport à leur travail (et je suis bien placé pour le savoir !!!). Je crains malheureusement que cette mesure ne renforce davantage la mauvaise opinion qu’ont les citoyens à l’égard de leurs élus.
Troisième et dernier exemple : le vote du budget où Madame Hazan nous explique (presqu’à chaque page) que ce budget n’est pas le sien et qu’il est l’Å“uvre de son prédécesseur. Certes, la nouvelle équipe a disposé de peu de temps pour modifier l’ensemble du budget ; cependant, après 7 années d’opposition et une campagne électorale, on aurait pu s’attendre à beaucoup mieux que quelques coupes sombres dans les investissements et l’annonce d’un audit des services (que j’approuve par ailleurs). Hormis à la première page de VRI, où est-donc ce fameux printemps de Reims annoncé ? Et ce ne sont pas les déclarations de la nouvelle adjointe à la culture (cf l’Union du 8 avril en pièce jointe), ni celles de la nouvelle adjointe aux sports (cf l’Union du 22 avril en pièce jointe également) qui pourront nous éclairer ; autant pour le sport que pour la culture, je trouve que les idées avancées n’ont rien d’innovantes et été, pour la grande majorité d’entre elles, déjà mis en application par leurs prédécesseurs.
Printemps, été, automne, hiver... et printemps. Il ne nous reste plus donc qu’à attendre le prochain printemps...
interview de Mme Ouaja-Ok
nterview de Mme Michel